L’Afrique du Sud compte onze langues officielles, dont l’isiXhosa. Les Xhosas, ou amaXhosa, sont un peuple d’Afrique du Sud qui parle principalement le xhosa (isiXhosa). Les sources les situent surtout dans l’est du pays, notamment dans la province du Cap-Oriental.
Peuple, langue et nationalité désignent des réalités différentes. L’identité xhosa ne signifie pas que chaque personne parle isiXhosa ni qu’elle suit les mêmes coutumes. Les chiffres de population disponibles correspondent à des dates et à des méthodes différentes : ils ne donnent pas, à eux seuls, un décompte actuel comparable.
Qui sont les Xhosas et où vivent-ils ?
Les Xhosas sont un peuple d’Afrique australe dont la présence est particulièrement importante dans la province du Cap-Oriental. Des communautés vivent aussi ailleurs en Afrique du Sud, notamment dans les villes où les migrations liées au travail, aux études et aux parcours familiaux ont contribué à leur installation.
L’identité xhosa n’est pas uniforme.
Les noms donnent un premier repère : umXhosa désigne une personne xhosa, amaXhosa le peuple au pluriel, et isiXhosa la langue. Ces mots sont liés, sans être interchangeables. Une personne peut se reconnaître dans une identité xhosa tout en ayant grandi dans un environnement multilingue ou en vivant loin de la région où sa famille a ses attaches.
Les appartenances familiales et les noms de clan participent aussi à la manière dont certaines personnes situent leur filiation et leurs liens. Leur importance varie d’une famille à l’autre. Il serait réducteur d’en faire un système identique pour tout le monde ou un test unique de l’identité.
Or la présence du peuple dans une province ne signifie pas que la culture s’y limite. Le Cap-Oriental reste un repère géographique important, tandis que les trajectoires urbaines et les mobilités familiales font partie de la réalité contemporaine des Xhosas.
Les estimations anciennes ne doivent pas être présentées comme un chiffre actuel. Universalis donne environ cinq millions de Xhosas pour les années 1990, tandis qu’une estimation de 8,2 millions est associée à 2011 dans l’article de Wikipédia consacré au peuple. Ces valeurs portent sur des périodes différentes et les méthodes de décompte ne sont pas précisées ici. Un nombre de locuteurs d’isiXhosa ne mesure pas automatiquement le nombre de personnes qui s’identifient comme amaXhosa.
Pour replacer cette diversité dans le paysage plus large du pays, vous pouvez aussi lire notre article sur les peuples d’Afrique du Sud.
Visites culturelles : Soweto et Johannesburg
Soweto, musée de l’Apartheid, townships : des visites guidées pour comprendre l’histoire du pays.
Lien partenaire : une réservation peut nous rapporter une commission, sans surcoût pour vous.Quels repères permettent de comprendre l’histoire xhosa ?
L’histoire des Xhosas comprend des sociétés et des pouvoirs précoloniaux, puis des bouleversements liés à l’expansion coloniale et aux politiques de ségrégation. Les guerres de frontière du Cap comptent dans cette histoire, sans la résumer : les changements de territoire, les rapports politiques et les expériences des familles se sont prolongés bien au-delà des conflits.
À partir de 1959, le régime d’apartheid organise le système des bantoustans, territoires censés séparer les populations selon des catégories raciales imposées. Le Transkei et le Ciskei sont associés à des populations xhosas. Le régime les présente comme indépendants, respectivement en 1976 et en 1981, mais cette indépendance proclamée ne correspond pas à une reconnaissance internationale générale.
La fin des bantoustans et le changement de cadre politique se situent autour de 1993 et 1994. Le 27 avril 1994 marque l’entrée en vigueur du nouvel ordre constitutionnel provisoire et l’organisation du pays en neuf provinces, dont le Cap-Oriental. Il faut donc distinguer la fin du système territorial séparé de la réintégration dans l’ordre national, plutôt que de réduire les deux étapes à une date unique.
Ces décisions ont bouleversé les cadres administratifs et les parcours de vie. Elles ne racontent pas à elles seules les expériences xhosas, qui diffèrent selon les familles et les lieux. Pour comprendre cette période, les repères institutionnels sont utiles ; ils ne remplacent pas l’histoire sociale des communautés.
Quel est le lien entre Nelson Mandela et le peuple xhosa ?
Nelson Mandela était xhosa et appartenait au peuple thembu. Ce repère biographique le situe dans une histoire particulière, mais ne fait pas de sa vie le modèle de l’ensemble des expériences xhosas.
Il faut aussi éviter de confondre appartenance xhosa et appartenance thembu. Les deux termes ne désignent pas exactement le même niveau d’identité. Mandela est une personnalité majeure de l’histoire sud-africaine, pas un raccourci permettant de résumer la diversité du peuple.
Que faut-il savoir sur l’isiXhosa et les coutumes xhosas ?
L’isiXhosa est la langue traditionnellement associée aux Xhosas et l’une des onze langues officielles d’Afrique du Sud, statut inscrit à l’article 6(1) de la Constitution de 1996. La langue est largement présente au Cap-Oriental, mais l’identité xhosa ne se réduit pas à la maîtrise de l’isiXhosa, notamment dans les familles et les villes où plusieurs langues se côtoient.
La langue comporte des consonnes à clics. Elles se produisent par un mouvement de la langue qui crée une fermeture et une libération d’air ; les lettres utilisées dans l’orthographe indiquent des catégories de sons distinctes. Ces clics font partie du système linguistique, et leur présence ne suffit pas à expliquer toute l’histoire de l’isiXhosa. Les contacts entre langues d’Afrique australe ont contribué à des échanges, sans qu’une origine unique puisse être attribuée à tous ces sons.
Un descriptif commercial évoque trois types de clics et deux tons, mais les chiffres de locuteurs avancés par des pages d’apprentissage ne doivent pas être confondus avec les estimations de population xhosa. Pour une synthèse linguistique, l’Inalco propose une notice consacrée au peuple et à la langue xhosa.
Pourquoi l’isiXhosa comporte-t-il des consonnes à clics ?
Les clics sont des consonnes intégrées à des mots, pas des interjections ajoutées pour produire un effet. Ils sont également présents dans d’autres langues de la région. Les linguistes étudient les contacts et les évolutions entre langues, mais une explication unique de leur histoire en isiXhosa serait trop simplificatrice.
Côté coutumes, trois exemples souvent cités demandent du contexte : ulwaluko, une initiation masculine, les négociations matrimoniales liées à la lobola et le travail des perles. Leur présence, leur forme et leur sens varient selon les familles, les convictions et les générations. Une pratique connue ne devient pas pour autant une règle suivie par tous les Xhosas.

Ulwaluko appelle une prudence particulière. Les modalités ne sont pas uniformes et les enjeux de sécurité ne se résument pas à une description culturelle. Pour des informations actuelles sur les risques ou les dispositifs de prévention, il faut consulter les autorités sanitaires et les services compétents en Afrique du Sud, plutôt que des récits sensationnalistes ou des contenus touristiques.
Sur place, une cérémonie ou une pratique familiale n’est pas un spectacle garanti pour un visiteur. La réservation d’une visite ne donne pas automatiquement le droit d’observer un rite privé. Si vous souhaitez comprendre les coutumes, privilégiez les explications consenties et contextualisées ; pour une présentation plus large, consultez aussi nos repères sur les traditions sud-africaines.
Ne demandez pas à assister à un rite privé. Le respect du consentement passe avant la curiosité.
Les coutumes xhosas s’inscrivent dans des histoires vivantes, pas dans une liste qui décrirait chaque personne. Une famille peut maintenir certaines pratiques, en adapter d’autres ou ne pas les suivre. C’est cette variété qui permet de parler d’héritage culturel sans transformer une identité en mode d’emploi.
Questions fréquentes sur les Xhosas d’Afrique du Sud
Comment désigne-t-on les personnes blanches d’Afrique du Sud ?
On parle généralement de Sud-Africains blancs. Les Afrikaners sont un groupe historiquement lié à la langue afrikaans, mais tous les Sud-Africains blancs ne sont pas afrikaners.
Quel alphabet utilise-t-on pour écrire l’isiXhosa ?
L’isiXhosa s’écrit avec l’alphabet latin. Les lettres c, q et x représentent notamment trois catégories de consonnes à clics.




